Mercredi 18 Fevrier 2009

COMMUNIQUE DU MINISTERE DU BUDGET

Veuillez trouver ci-dessous, de la part d’Eric WOERTH, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, un argumentaire concernant les dépenses sociales prévues en 2009 pour soutenir le pouvoir d'achat des Français.


MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE



Face à la crise les dépenses sociales prévues en 2009 soutiennent le pouvoir d’achat des Français


  • 9 Mds€ de revalorisations injectés dans l’économie française1 : cela revient à près de 2 points de baisse de TVA et s’avère plus efficace car plus ciblé.
  • Augmentation de 3% des prestations familiales versées le 5 février et de 2,95% des allocations logement: 6 millions de familles et 5,7 millions de ménages locataires bénéficient de ces mesures.
  • Revalorisation des pensions retraite pour 14 millions de retraités : +0,8% en septembre dernier par anticipation pour tenir compte de l’inflation. Elles le seront de nouveau au 1er avril 2009, en prenant en compte l’inflation réelle de 2008 : la revalorisation sera plus forte que l’inflation prévue pour 2009.
  • Des mesures ciblées de revalorisation destinées aux ménages les plus modestes
  • Revalorisation de 6,9% du minimum vieillesse (à partir d’avril et versé début mai pour 400 000 personnes) et augmentation de l’allocation aux adultes handicapés (2,2% d’augmentation pour les bénéficiaires en mai puis encore autant en octobre 2009 pour plus de 820 000 personnes). Le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé seront revalorisés de 25% sur l’ensemble du quinquennat.
  • Augmentation des pensions de 235.000 retraités agricoles modestes, notamment des veufs et veuves (116 M€ en 2009).
  • Augmentation de 3% de l’allocation parent isolé (API) qui bénéficie à 205.000 personn* Des mesures exceptionnelles d’accompagnement des plus précaires et de soutien à l’emploi.
  • Versement d’une prime de solidarité active de 200 € à 3,8 millions de ménages dès avril 2009 __pour anticiper la mise en place du RSA (760 M€).
  • Généralisation du revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juin 2009 : il concernera 3 à 3,5 millions de personnes et garantira une augmentation de revenus aux allocataires du RMI et de l’API qui reprennent un emploi et complétera les revenus d’activité de 1,5 millions de travailleurs pauvres : c’est environ 750 M€ supplémentaires dès 2009 par rapport aux dispositifs RMI et API et 1,5 Mds€ en année pleine.
  • Affectation de 500 M€ supplémentaires pour les politiques actives de l’emploi (dans la loi de finances rectificative votée en janvier 2009) afin de mieux accompagner les salariés licenciés économiques dans leur recherche d'emploi, de soutenir des actions de formation pour les demandeurs d'emploi, de développer des contrats de professionnalisation, de revaloriser l'indemnisation du chômage partiel.
  • Dans les entreprises de moins de 10 salariés, l’aide exceptionnelle versée pour toutes les nouvelles embauches à compter du 4 décembre 2008 (700 M€) permettra de recruter sans aucune charge sociale autour du SMIC et donc de soutenir l’emploi.
  • La France a ainsi une longueur d’avance sur ses voisins dans le soutien apporté aux ménages : les autres pays envisagent aujourd’hui des mesures justement parce qu’ils n’ont pas ces dispositifs sociaux.
  • Les Etats-Unis envisagent de mettre en place une couverture maladie pour les ménages les plus pauvres : nous l’avons déjà avec la couverture maladie universelle, qui apporte à la fois une couverture de base et complémentaire.
  • L’Allemagne augmente les prestations familiales et les allocations logement, ce que nous avons fait chaque année. L’annonce d’une baisse des cotisations maladie en juillet 2009 ne fera qu’annuler la hausse qui a eu lieu au 1er janvier.
  • Le Président de la République a ouvert plusieurs pistes de mesures sociales complémentaires : elles seront examinées avec les partenaires sociaux le 18 février


LES CHIFFRES CLES

  • 550 Mds€ : total des prestations de protection sociale en 2007, y compris le financement des hôpitaux et les prestations en nature
  • Près de 370 Mds€ : le montant des prestations sociales servies en espèces aux Français en 2007 (retraites, allocations familiales, minima sociaux, etc.).
  • +17 Mds€ : le montant de la progression des dépenses de Sécurité sociale en 2009 par rapport à 2008 (y compris progression des dépenses de santé).
  • +9 Mds€ : le montant des revalorisations des prestations sociales en 2009 (prestations de sécurité sociale, minima sociaux, chômage, retraite complémentaire).
  • +1,5 Mds€ : liés à la création de nouvelles prestations (prime de solidarité active, impact de la généralisation du RSA dès 2009).



  • La réforme de l'enseignement

Afin de vous aider à répondre aux opposants de la politique menée par Xavier Darcos, vous trouverez ci-joint un argumentaire répondant à ces 3 questions :

  1. * On vous dit que Xavier Darcos veut supprimer la maternelle ? c’est FAUX !
  2. * On vous dit que Xavier Darcos veut laisser de côté les élèves en difficulté ? c’est FAUX !
  3. * On vous dit qu’avec Xavier Darcos la qualité de l’enseignement baisse ? c’est FAUX !
    • On dit vous supprimez des postes : l'enseignement supérieur est-il vraiment une priorité ?
  • L'enseignement supérieur est une priorité y compris en termes de postes. En effet, alors que la règle est de ne pas renouveler 1 départ à la retraite sur 2, nous n'avons qu'1 départ sur 6 qui n'est pas renouvelé, avec 900 suppressions de postes en 2009 pour 170 000 postes au total.
  • Et en même temps, pour revaloriser les carrières dans l'enseignement supérieur et la recherche, nous avons décidé d'augmenter le salaire des enseignants-chercheurs en début de carrière de 12 à 25 % en 2009, et ce, malgré le contexte économique difficile.
  • A partir de la rentrée 2009, l'enseignement, tout comme la recherche, sera revalorisé par des primes pouvant aller jusqu'à 15 000 € par an. Au total, ce sont 252 M€ qui sont engagés pour revaloriser les carrières.
  • Dans ce plan de relance, le volet "enseignement supérieur et recherche" , c'est 731M€ pour 2009, ce qui fait progresser le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche de 26% par rapport à 2008. A titre d'exemple, 8500 chambres d'étudiants seront réhabilitées, dont 2000 grâce au plan de relance.
  • L'opération campus, c'est 5 Mds€ de crédits exceptionnels pour rénover les campus universitaires et accroître leur visibilité internationale.
  • Enfin, pour les étudiants les plus défavorisés, nous augmentons les bourses de 10%.

Argumentaire :
http://www.raymondcouderc.com/pdf/argu-education-nationale-270109.pdf


  • La réforme des hôpitaux

La lettre su secrétaire d'état charge de l'industrie et de la consommation, porte parole du gouvernement.
CLÉS ACTU

  1. LES DRAMES RECENTS NE SONT-ILS PAS LA PREUVE QUE L’HOPITAL FONCTIONNE MAL ?
  2. L’HOPITAL N’EST-IL PAS AU BORD DE LA FAILLITE FAUTE DE MOYENS ?
  3. LE PROJET DE LOI « HOPITAL, PATIENTS, SANTE ET TERRITOIRES » VA-T-IL CHANGER LES CHOSES ?
  4. LE GOUVERNEMENT VA-T- IL AMELIORER LA PRISE EN CHARGE DES URGENCES ?
  5. ET POUR LES HOPITAUX PSYCHIATRIQUES ?

Le Président de la République, Nicolas SARKOZY : " Exiger toujours plus de moyens, c’est faire un diagnostic erroné. Le défi de l’hôpital aujourd’hui, c’est de mieux s’organiser, de coopérer davantage avec les autres établissements et avec la médecine de ville. C’est de supprimer les doublons et, ne l’oublions pas, d’investir pour son avenir "



L’ACTUALITE EN QUESTIONS & REPONSES N° 82 – 23 janvier 2009
http://www.raymondcouderc.com/pdf/82Cles_ACTU-la-reforme-de-lhopital.pdf

  • Construction de la Cité Judiciaire :

RACHIDA DATI DONNE SON FEU VERT

En juillet et en octobre 2008, Raymond Couderc, Sénateur-Maire de Béziers et Elie Aboud, député de la 6ème circonscription de l'Hérault, attiraient l'attention de Madame Rachida Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, sur la situation immobilière des juridictions de Béziers dans le cadre de la mise en oeuvre de la réforme de la carte judiciaire.

Afin d'assurer des conditions de fonctionnement optimales à l'ensemble des services judiciaires de la ville, Raymond Couderc et Elie Aboud proposaient la construction d'une nouvelle cité judiciaire dans le quartier Wilson à Béziers. Une étude de faisabilité avait été pour cela rapidement engagée et ses conclusions transmises au ministère.

Madame Rachida Dati vient officiellement d'informer nos parlementaires, par un courrier datée du 14 janvier 2009, que ce projet de construction recueille son agrément.

L'agence publique pour l'immobilier de la Justice est d'ores et déjà chargée d'approfondir l'examen des différentes hypothèses de montage juridique et financier pour mener à bien ce projet d'envergure pour notre ville.

Les mesures prises pour relancer l'économie : environ 65 MDS €
Elles sont de plusieurs ordres :

  • Des mesures antérieures pour faire face à la crise (6,3 Mds €)
  • Le plan de relance (26 Mds €)
  • Des mesures antérieures pour stimuler l'activité et l'emploi (19,8 Mds €)
  • Des stabilisateurs automatiques à hauteur de 15 Mds €

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous le détail des mesures diffusées dans le numéro 77 de Clés Actu, feuille d'information publiée par Luc Chatel, secrétaire d'état à la consommation et porte parole du gouvernement

http://www.raymondcouderc.com/pdf/77ClesACTU.pdf


La réforme de la classe de seconde des lycées
Vous trouverez ci-dessous les éléments et l'historique de cette réforme afin de bien les replacer dans leur contexte qui n'est pas forcément celui qui a été présenté dans les médias. Au fil des jours on est passé des principes de la réforme et de sa mise en oeuvre au factuel avec tout ce qu'il a de négatif :

Eléments de langage sur la réforme du lycée

1. Pourquoi avoir décidé de reporter la mise en œuvre de la réforme du lycée ?

La réforme de la classe de seconde devait être mise en place dans un délai rapide, compte tenu du consensus qui avait présidé à la réflexion sur le nouveau lycée républicain : ce consensus avait fait l’objet de deux protocoles d’accord signés par le ministre avec, d’une part, les organisations syndicales des enseignants et des personnels de direction et, d’autre part, les organisations lycéennes, ce qui est une première dans l’histoire des réformes du système éducatif. Ce consensus avait permis de dégager les objectifs du nouveau lycée : mieux former, mieux orienter, mieux accompagner les élèves.

Or aujourd’hui, la rapidité de mise en œuvre de la réforme est devenu le principal argument de ceux qui, pour protéger le statu quo, avancent les rumeurs les plus insensées sur les caractéristiques du nouveau lycée, accusé tour à tour de vouloir mettre l’histoire en option, de vouloir sacrifier les mathématiques, d’escamoter les sciences économiques. Le ministre a répondu point à point à toutes ces attaques. Mais il entend prendre au mot ceux qui prétendent que le seul obstacle à la réforme, c’est le manque de temps.

C’est pourquoi Xavier Darcos propose de prolonger les discussions sur la réforme du lycée, en posant sur la table l’intégralité de la réforme, y compris les sujets qui lui sont liés tels que l’impact de cette réforme sur la condition enseignante, la part respective des différentes disciplines ou la place qui doit être accordée aux lycéens. En donnant plus de temps pour cette réforme, Xavier Darcos veut permettre aux Français de juger de cette réforme dans sa globalité, pas sur la base de fausses rumeurs.

2. S’agit-il d’un recul ?

Ce n’est pas un recul, puisque la réforme du lycée reste totalement d’actualité : c’est donc une invitation à avancer plus loin, dans un climat de dialogue. Il n’y a pas de raison d’abandonner cette réforme, qui est une réforme juste et nécessaire, au cynisme de ceux qui se désintéressent de l’école, mais qui veulent faire structurer une opposition politique au gouvernement. Les Français ont besoin d’être rassemblés, pas de se diviser sur la base d’accusations mensongères destinées à affoler l’opinion.

S’il y a une chose qui recule depuis des semaines, c’est la vérité sur les réformes. Quand Xavier Darcos réaffirme son attachement à la maternelle en rédigeant de nouveaux programmes, on prétend qu’il veut la supprimer. Lorsqu’il permet à chaque élève en difficulté de disposer de deux heures par semaine de soutien scolaire et de stages gratuits pendant les vacances, on fait croire qu’il supprime tous les moyens destinés à l’aide aux élèves en difficulté. Lorsqu’il propose une réforme du lycée qui correspond en tout point aux attentes exprimées par les lycéens et les enseignants, on ressort les vieux slogans sur le lycée light.

La meilleure façon d’avancer, c’est de faire reculer le mensonge et les rumeurs. C’est ce que va faire Xavier Darcos en ouvrant une très large concertation sur la totalité de la réforme. On demande de prendre plus de temps ? Eh bien soit, mais que ce soit pour réformer.

3. Concrètement, que va-t-il se passer dans les prochaines semaines ?

Le ministre va réunir à nouveau les syndicats, avec qui il n’a cessé de dialoguer depuis le mois de juin, pour définir les modalités de cette large consultation qui sera menée sur la totalité du futur lycée. Il s’assurera notamment auprès d’eux de leur volonté commune d’avancer sur les points de convergence qui avaient été identifiés au mois de juin.

VISITES DES ELUS HERAULTAIS AU SENAT

Le mardi 25 et le mercredi 26 novembre les sénateurs de l’Hérault Raymond COUDERC et Marie-Thérèse BRUGUIERE ont accueilli au Sénat des élus des communes de notre Département. Ainsi, une centaine de privilégiés ont pu visiter le Palais du Luxembourg et découvrir ce haut lieu de notre République. Ces visites se sont clôturées dans une ambiance conviviale autour du verre de l’amitié !

Vendredi 12 septembre 2008

Inauguration de la Médiathèque André Malraux (MAM). Discours prononcé par le Sénateur-Maire Raymond COUDERC


Monsieur le Conseiller Général représentant le Président du Conseil Général, Monsieur le Député, Madame la Conseillère Régionale, Messieurs les Conseillers Généraux, Mesdames et Messieurs les Elus Municipaux… etc..... Mesdames, Messieurs,...

Dois-je dire avec VOLTAIRE que la lecture agrandit l'âme, penser comme MONTESQUIEU qu'il n'avait connu aucun chagrin qu'une heure de lecture ne lui ait ôté, ou suivre Julien GREEN affirmant que la récompense des livres c'est d'être lus. Tous ces constats illustrent bien notre présence, ici, ce matin pour fêter ensemble un des symboles les plus forts de notre civilisation, un lieu où souffle l’esprit et dont la respiration se fait au rythme des connaissances, en un mot, une médiathèque pour parler un langage moderniste et innovant.

Vous comprendrez donc que c’est pour moi, à cette heure, un moment privilégié que de l’inaugurer. Il s’agit d’un lieu qui incarne l’ambition culturelle de notre ville et la modernité de la politique de lecture publique de la France. Ce privilège est d’autant plus important que cet équipement est situé dans un lieu symbolique de notre histoire locale et illustre notre capacité collective à mêler les projets d’avenir au patrimoine intellectuel Biterrois.

Rien d’étonnant à ce que cet équipement devienne un pôle de rassemblement pour les publics les plus variés. Je pense en particulier aux jeunes et le fait que les moins de 20 ans constituent une grande part des habitués de nos anciens lieux de lecture, démontre qu’il n’y a aucune fatalité en ce domaine. C’est à n’en pas douter en direction des jeunes, que l’enjeu de la relance de la lecture publique est le plus vif. Cela montre que l’écrit n’appartient pas à une époque révolue de la culture. Certes, la révolution technologique, les nouvelles habitudes liées à l’informatique changent radicalement les formes, mais contrairement à ce que prétendent certains, l’écrit n’est pas en recul. Les divers salons du livre en France en apportent une preuve supplémentaire. Le livre doit plus que jamais continuer à jouer ce rôle irremplaçable dans la circulation pluraliste des idées, pour affiner le sens critique, insuffler le plaisir de l’imaginaire et surtout favoriser l’appropriation des savoirs. Dans ce royaume, le livre qui ne sera jamais un produit standardisé, occupe une place de choix : Gutenberg n’est pas mort ! Mais, avec une conception technologique de pointe, vous y trouverez aussi un ensemble de pôles thématiques multi-support, rassemblant les documents par contenu et correspondant à différents usages : Ce que vous n’aviez pas en écrit, vous l’utiliserez grâce aux DVD et aux CD.

C’est cela le 21ème siècle qui ajoute à l’écrit le son et l’image. Dans ce coeur de ville qui tend à devenir ce que les anglo-saxons appellent un campus, c'est-à-dire un vaste espace voué à la culture et à l’enseignement, cette médiathèque que chacun d’entre vous vient de découvrir est une maison de verre ouverte sur la ville, c'est-à-dire à toutes et à tous. Il nous en a fallu du coeur pour en arriver-là ! Cette médiathèque pour laquelle nous nous étions engagés depuis des années est une affaire d’honneur et de fierté qui induit une même envie, je dirai même une même passion pour celles et ceux qui ont participé à sa conception, puis à sa création C’est d’abord vers eux que je veux me tourner, car si cette médiathèque André MALRAUX est si belle et sans doute si fonctionnelle, c’est à toute une équipe que nous le devons, à tout un orchestre. Merci d’abord au comité de pilotage du projet dont la première réunion a eu lieu le 4 décembre 2002. Il a regroupé des représentants de l'Etat, du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, du Conseil Général de l'Hérault, de la Communauté d'Agglomération Béziers Méditerranée et de la Ville de Béziers.

Merci en votre nom à l’Etat, pour avoir été un contributeur à hauteur de plus de 15 % dans cette réalisation, suivi à hauteur de près de 11 % du Département. Pour l'informatisation de l'équipement, la Direction Régionale des Affaires Culturelles et la Région, ont subventionné l'installation pour quelque 700 000 euros. Ce très lourd projet d'un coût d'environ 27 millions d’euros a eu pour maître d'ouvrage la Société d'Equipement du Biterrois et de son Littoral, la SEBLI, qui a suivi, jour après jour, le chantier dans ses moindres détails. Après consultation, le cabinet TETRA a assuré la réalisation du programme architectural, fonctionnel et technique. L'institut Méditerranéen du Bâtiment et de l'Environnement (IMBE) a été retenu pour l'intégration de la démarche Haute Qualité Environnementale et le cabinet BEHI pour la réalisation des simulations thermiques dynamiques. A eux tous, merci aussi d'avoir mené à bien un tel “ouvrage”, un mot qui, dans ces félicitations, retrouve tout son sens. Enfin et surtout, nos remerciements et félicitations pour la maîtrise d'oeuvre assuré par un architecte de réputation mondiale, Jean-Michel WILMOTTE, qui, au terme d'un concours National, expliquait ainsi les contours de son projet. - Je le cite - "Dessiner des volumes, construire, c'est s'impliquer dans un monde de sensations, de plaisirs, de découvertes, de rencontres. L'objectif ne se limite pas à créer pour créer mais plutôt à réconcilier l'homme avec son environnement, sa culture, à rechercher parmi l'éparpillement, un certain ordonnancement qui deviendrait évident..." Voilà pour la conception, il va nous falloir maintenant faire battre ce coeur.

Cette médiathèque la semaine prochaine va se mettre à vivre mais en fait elle vit en secret depuis plusieurs semaines : le personnel a fait un travail remarquable dans des conditions très difficiles de fin de chantier et je veux remercier toutes et tous de leur implication pour la réussite du projet, la réussite de ce service public rayonnant sur les communes de l'Agglo (et au-delà), fonctionnant en réseau avec les médiathèques communales. Service public de la lecture, et cela nous manquait à Béziers, dans des locaux trop étroits, de ne pouvoir compléter notre offre culturelle par ce travail primordial sur le livre dès le plus jeune âge. Mais par-delà la lecture, vous trouverez également ici de quoi emplir vos yeux et vos oreilles : Des DVD pour le cinéma, que nous étofferons au cours des années à venir et des CD musicaux dont l’éclectisme sera à la hauteur de la diversité des goûts. Pour y accéder, il vous suffira de vous abonner et cela à des taux annuels très bas. Voici la carte d’abonnement, dès la semaine prochaine vous pourrez vous la procurer, ici, auprès de médiathécaires. Cette médiathèque en coeur de ville nous permettra d’ouvrir davantage mais aussi de s’ouvrir davantage aux écoles et aux collèges de l’agglomération et d’offrir ainsi les animations et les expositions que nous ne pouvions organiser précédemment. Notons que la navette gratuite du centre ville desservira désormais la médiathèque pour en faciliter l'accès pour tous publics. Les prévisions nous réjouissent déjà.

En effet, nous attendons dans les premiers mois de fonctionnement, quelque 1500 visiteurs par jour et nous savons que nos prêts et consultations atteindront pour 2008-2009, une moyenne de 600 000 demandes. Avec ses 100 postes informatiques, ses 220 000 livres et documents dont la communication et la restitution se feront selon un mode informatisé et automatique, notre médiathèque, conçue dans une démarche Haute Qualité Environnementale, est en France l’une des toutes premières par son fonctionnement original et son organisation multi-services exclusivement vouée au bien être et exigences de ses visiteurs ou de ses abonnés.

Un bien être notamment dû à ce système de prêt automatisé par puce électronique intégrée au produit emprunté ou rendu qui fera de la rapidité une donnée de base de votre visite, et vous assurera autant de sécurité que de discrétion. En effet, seul le secteur informatique de gestion, connaîtra vos données personnelles une fois que les informations sur votre identité et votre résidence auront été enregistrées. Avec une telle infrastructure et l'atout majeur de technologies performantes, nous entrons dans l'ère de la numérisation du patrimoine intellectuel tout en prenant notre place – légitime – au sein des réseaux des médiathèques Françaises avec la certitude de mener à bien ces perspectives qui ne se conjuguent qu'au futur. “Quand je pense à tous les livres qu’il me reste encore à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux” notait Jules Renard en 1902 dans son journal. Avec un tel équipement, soyons persuadés que nous faisons que des heureux de tout âge et ces générations mêlées, répondent à notre souci de faire de la culture, un univers de partage.

Pour ce vice impuni qu’est la lecture, selon le mot d’un essayiste, le nom d’André MALRAUX prend toute sa signification. Si nous avons voulu donner un tel nom à notre médiathèque, c’est parce qu’il s’agissait de rendre hommage à l’un des plus grands aventuriers, au sens étymologique du terme, du XXème siècle. Un homme qui cumulait trois talents : - Un aventurier de l’écriture - Un aventurier des grandes causes - Un aventurier de la culture populaire. Dans ce lieu, André MALRAUX sera aussi en bonne compagnie. Lui qui immortalisa par des mots de cristal l’entrée des cendres de Jean Moulin au PANTHEON, l’a également rejoint dans ce temple emblématique des consciences de la France. Le Colonel BERGER repose non loin de REX. Le savoir qu’il incarne dans cet espace se fait l’écho de la dignité et du sursaut de la légitimité républicaine d’un fils de Béziers martyr mythique d’une sombre période. La maison natale de Jean Moulin et la médiathèque A. Malraux s’interpellent et se répondent de part et d’autre de la place du 14 Juillet.

Avec cette place réaménagée sur laquelle s’ouvrent une école, un centre de culture occitane, une université et maintenant une médiathèque, c’est une “voie royale” qui se profile dans la culture de cette ville. Cette médiathèque est un équipement structurant qui était véritablement attendu par nos populations. C’est, vous vous en doutez, une immense satisfaction tant pour les élus que nous sommes que pour les professionnels qui la font vivre. Lorsque la population s’approprie comme elle le fait un équipement culturel public consacré à la lecture, au multimédia, avec l’engouement que l’on constate, il y a lieu d’être optimiste tant il est vrai que lorsque le peuple est cultivé, qu’il sait se situer dans son environnement, il est beaucoup moins malléable et il sait entrer en résistance quand il s’agit de défendre le bien commun ou assurer la survie de l’humanité. Sa survie car c’est bien de cela dont il s’agit dans un univers incertain, fait de violences et de doutes. Entrer en résistance. Qui mieux que MALRAUX incarne cet espoir toujours possible. Il y a des lieux où l’on apprend la citoyenneté, où l’on s’ouvre à la liberté et où l’on s’enrichit grâce aux connaissances des autres. Pour conclure, je vous dirai ce qu'écrivait en 1951 André MALRAUX dans “les voix du silence”: “L’humanisme, ce n’est pas dire : “Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait”, c'est dire : “Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase.”

Il y notait aussi qu’il n’avait jamais trouvé mieux que la définition du livre qu’en faisait MUSSET. Définition poétique bien sûr extraite de NAMOUNA : “Eh ! Depuis quand un livre est-il donc autre chose que le rêve d’un jour qu’on raconte un instant; Un océan qui gazouille et s’envole; Une rose qu’on respire et qu’on jette, et qui meurt en tombant; Un ami qu’on aborde, avec lequel on cause; Moitié lui répondant, et moitié l’écoutant”

MERCI DE VOTRE ATTENTION

Les collectivités locales. Elles flambent plus que jamais...
Dans un article du magazine Capital, le journaliste épingle la gestion dispendieuse de la région LR au travers de l'exemple des maisons de régions installées à grands frais dans différentes capitales et dont la fréquentation va à l'encontre du but recherché.

http://www.raymondcouderc.com/pdf/Collectiviteslocales.pdf

Dans la seconde PJ les élus du Groupes UMP-NI du Conseil Régional Languedoc-Roussillon commentent cet article en y apportant des précisions.

http://www.raymondcouderc.com/pdf/CommuniqueMaisons.pdf

De Jacques Blanc ancien président du conseil régional
"L’emprunt, impôt de demain"



Le compte administratif 2007 vient d’être voté. Quel est le constat ? Depuis l’an I du matraquage fiscal : 4 ans d’inaction et de saupoudrage, 4 ans de retards et de projets en panne comme les lycées, 4 ans de grand bluff et de coup de comm’ permanent . Et pour justifier cette mascarade : Il y a tout d’abord eu " haro contre la décentralisation …Après avoir été dégainé pour justifier la flambée constante de la fiscalité ( directe, TIPP, carte grises) l’argument TOS sert à nouveau dans ce compte administratif pour nous vendre l’augmentation sans précédent des frais de personnel. Je regrette d’ailleurs que les TOS, ces hommes et ces femmes qui exercent avec sérieux et dévouement un métier difficile soient ici les prétextes à un discours malsain et politicien. Concernant la dette, le montant de l’encours de la dette s’élève actuellement à 428, 8 Millions d’euros ! Dans les premiers temps, l’exécutif a racheté des anciens emprunts ,pour mieux endetter à nouveau la Région, et enfin investir après 3 ans d’immobilisme, est-ce-là la saine gestion tant vantée ? Un endettement qui ne fera qu’augmenter ces prochaines années, avant de devenir, une fois les échéances électorales passées, l’impôt de demain. 3 années passée a communiquer, 3 années passées a thésauriser, pour quels résultats ? Remplacer / convertir / troquer des investissements, non réalisés, par d'autres investissements. Georges Frêche a géré la région à crédit pendant 4 ans, à coups d’annonces sans résultats, voici venu les lendemains qui déchantent…."



Jacques Blanc, président du groupe UMP